Lors du lancement de la fameuse série musicale Signaux de nuit le 7 juin dernier, Le Cercle–Lab vivant a également dévoilé le visuel de la programmation, réalisé par Marie Lamonde-Simard  et commandé par la direction artistique du Cercle spécialement pour l’occasion. Professionnelle du dessin de bande dessinée, l’artiste a réalisé un triptyque qui donne le ton de la série : ambiance feutrée, atmosphère accueillante, lumière dans la nuit, feu de joie! Marie est une collaboratrice du Cercle depuis plusieurs années : vous avez d’ailleurs pu l’apercevoir à l’évènement Brunch dessiné, qui se tenait pendant le Festival de la BD francophone de Québec en avril dernier.

Marie Lamonde-Simard est une adepte du dessin depuis sa tendre enfance. C’est cependant à l’adolescence qu’elle affirme son style, intéressée par l’univers du manga. Cette manière niponne d’entrevoir l’art du dessin s’est affirmée plus tard, au contact de l’oeuvre des Studios Gibli, maison de production de Hayao Myiazaki et Toshio Suzuki (Le tombeau des lucioles, Le voyage de Chihiro, Le vent se lève). Le visuel de Signaux de nuit puise d’ailleurs son inspiration première dans l’esthétisme du film d’animation Le tombeau des lucioles. La dessinatrice indique aussi avoir eu un coup de foudre pour les dessins surréalistes et empreints de merveilleux de l’artiste chinois James Jean, qui est devenu pour elle une grande source d’influence.

Sur sa technique, Marie indique aimer travailler la ligne : « J’aime le côté un peu sketchy, quand on voit les coups du crayon, le passage de la mine ». Par la conception du triptyque Signaux de nuit, elle cherchait à raconter une brève histoire à la manière d’un comic strip. Les images entrent en relation pour établir une narrativité, elles laissent transparaître un moment fabuleux. Elle a choisi de camper, dans une atmosphère empreint de mystère, une femme aux pouvoirs quasi-magiques : « Elle a un certain magnétisme, le pouvoir de capter la lumière par les lucioles […] celles-ci se rassemblent depuis ses pieds, jusqu’à son coeur, le plexus solaire, et sa tête ». Selon elle, la série Signaux de nuit détient aussi cette capacité d’influer de la magie dans la noirceur, puisqu’on dit souvent que la musique a la faculté de rassembler les gens et de refléter l’âme.

Sous le signe de ce visuel, il ne fait aucun doute que Signaux de nuit réserve beaucoup d’étincelles et d’éclats de lumière aux gens qui se rencontreront au Cercle du 7 au 17 juillet!

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