Nous avons eu la chance de rencontrer Scott Munro, guitariste de la formation Canadienne Viet Cong lors de leur passage au Festival d’été de Québec en juillet dernier. C’est dans une entrevue très amicale que Scott nous raconte d’abord comment il réagit à toute l’attention qu’attire de plus en plus le groupe suite au nouvel album et à sa nomination au prestigieux prix Polaris, remis chaque année au meilleur album Canadien.

« … les choses vont vite, et c’est très bien »

Le guitariste nous parle ensuite de ses meilleurs souvenirs de tournée jusqu’à présent. C’est avec un air satisfait au visage que Scott nous confie qu’il est « pretty stoked » d’avoir partagé la scène avec Television, l’un de ses groupes favoris de tous les temps. À peine les choses se sont-elles mises à rouler pour Viet Cong que le groupe est parti en tournée européenne, ne s’attendant à rien de plus qu’avoir du plaisir. C’est plutôt des salles combles à guichets fermés qui les attendaient soir après soir. Les choses deviennent un peu moins sérieuses quand le groupe s’aventure pour la première fois sur la célèbre Bourbon Street lors de leur passage en Nouvelle-Orléans.

« … et c’est à ce moment que ce type complètement défoncé a glissé sur une bouse de cheval et a presque eu le crâne écrasé par la roue de notre voiture »

En ce qui a trait à l’écriture musicale, les sonorités que l’on retrouve sur l’album éponyme du groupe sont naturellement plus sombres. Du plus loin qu’il se rappelle, Scott a toujours été particulièrement attiré par les sonorités plus glauques, même dans la musique classique. Il n’y a rien de forcé ou d’intentionnel dans l’écriture de Viet Cong, « c’est tout simplement comme ça que nous jouons lorsqu’on est ensemble ». La constante évolution du groupe vient du fait qu’ils n’ont absolument aucun problème à se remettre en question les uns les autres et à pousser toujours plus loin.

« Cet album n’est rien de plus que le résultat de beaucoup de pratique dans mon sous-sol et beaucoup de tournées »

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